De qui se moque-t-on ?
Lors du conseil municipal d’hier soir, Laure DEROCHE, Maire de Roanne, a réaffirmé haut et fort son soutien au commerce de proximité et notamment aux commerçants du centre ville qui expriment depuis plusieurs semaines le souhait de voir le projet « Cœur de Cité » retravaillé en profondeur.
A ce sujet, Yves NICOLIN a demandé à Madame le Maire de bien vouloir communiquer sa position quant à l’implantation annoncée d’un Retail Park et d’un village de marques sur la ville de Roanne. Après avoir tenté de botter en touche en expliquant que ces sujets ne devaient pas être débattus en conseil municipal mais au sein du SYEPAR ou de l’Agglomération, Laure DEROCHE poussée dans ses retranchements a clairement annoncé son opposition à ce projet, dans l’intérêt du commerce et des commerçants roannais.
Quelle surprise aujourd’hui de constater que la ville de Roanne a lancé une consultation en vue de faire réaliser une « Etude de potentialité préalable à l’implantation d’un centre de marques sur le Roannais ».
Les bureaux d’études avaient jusqu’au 10 mai pour faire part de leur intérêt pour cette mission. Le prestataire retenu pour cette étude sera sélectionné en fonction de la valeur technique de l’offre appréciée à l’aide d’un mémoire technique, de références similaires présentées et du coût demandé à la ville pour réaliser cette étude.
« Laure DEROCHE tient un double discours vis-à-vis des commerçants, des riverains ou des élus. Elle adapte ses propos en fonction de ce que ces interlocuteurs ont envie d’entendre. Elle génère de véritables quiproquos l’ensemble des projets mené par la municipalité. Je regrette cette attitude qui au lieu de rassembler les Roannais les divise.
Pourquoi n’a-t-elle pas fait état de cette étude lors du conseil municipal d’hier ? je ne me l’explique pas. Qu’a-t-elle à cacher ?
Dès que j’ai eu connaissance de cette information, j’ai immédiatement écrit à Laure DEROCHE pour qu’elle me transmette le cahier des charges de cette étude.
Je crains que, comme à son habitude, elle ne réponde pas à mes sollicitations.
Comme de nombreux roannais, je suis chaque jour un peu plus inquiet pour l’avenir de notre ville. »